Les géographes, géologues ou cartographes

 

Baudin, Désiré (1809-1870)

Il est né le 22 janvier 1809, étudie à l'école Polytechnique. Il travaille au service des Mines comme ingénieur et devient géologue. Il a notamment publié la Description historique et géologique du bassin houillier de Brassac, des cartes géologiques de l'Auvergne et des notices lues à la Société savante de Clermont-Ferrand.

Bouillet, Jean-Baptiste (1799-1878)

Il est né à Cluny en Saône-et-Loire le 24 avril 1799. Il est géologue, banquier à Clermont-Ferrand et conservateur au Musée municipal de Clermont-Ferrand. Il a publié beaucoup de mémoires et diverses publications (ouvrages, cartes, essais, catalogues...) concernant la géologie du Puy-de-Dôme et de l'Auvergne. Mais il s'est intéressé aussi à l'histoire, l'architecture, la topographie, la généalogie et l'héraldique de l'Auvergne. Il a réalisé une collection de minéraux et de coquillages fossiles venant des environs du plateau central. Il a publié entre autres : Description historique et scientifique de la Haute Auvergne (1834), Dictionnaire des lieux habités du département du Puy de Dôme, Nouvelles observations sur la montagne de Gergovia (1875).

Bourguignon d'Anville, Jean-Baptiste (1697-1782)

Portrait de Jean Baptiste Bourguignon d'AnvilleIl est nommé géographe du roi en 1719 et membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres en 1754. Il publie des cartes qu'il réédite souvent pour mettre à jour son œuvre notamment en ce qui concerne les cartes des continents.

Capitaine, Louis (1749-1797)

Il vient d'une famille d'ingénieurs ayant travaillé pour la carte de Cassini. Il est nommé responsable en 1779 du dépôt de la Carte de France. Il réalise plusieurs réductions de cette carte avec les divisions administratives de l'Ancien Régime puis avec les  nouvelles divisions de la France : les départements. La carte de Capitaine à l'échelle 1 : 345 600e est composée de 24 feuilles obtenues à partir des 182 feuilles de la carte de Cassini.

Cassini de Thury, César François (1714-1784)

Portrait de Cassini de Thury, César FrançoisFils de Jacques Cassini, né à Paris, il travaille pour l'Académie des Sciences et est chargé de la description géométrique de la France. On lui doit la « Carte de la France » composée de 180 feuilles, publiée au nom de l'Académie des Sciences de 1744 à 1793 et offrant la représentation la plus fidèle du pays. Il consacre sa vie entière à ce travail qu'il ne peut achever et qui sera repris ensuite par son fils Jean-Dominique Cassini (1748-1845). La carte de France sera achevée et imprimée en 1815. Cette carte est exemplaire par une précision planimétrique obtenue gràce à une grande échelle et des levés minutieux sur le terrain. Elle est une référence pendant plus d'un siècle jusqu'à son remplacement par la Carte d'Etat Major. Elle comporte cependant des défauts comme l'insuffisance du réseau routier, une représentation fantaisiste des formes du relief par des hachures ou un manque d'homogénéité de d'ensemble.

Crépy, Jean-Baptiste (17..-1796)

Géographe installé à Paris, rue Saint-Jacques, à l'enseigne Saint-Pierre, près de la rue de la Parcheminerie, Crépy dresse plusieurs cartes du gouvernement général du Lyonnais comprenant les Provinces du Lyonnais, du Forez, du Beaujolais, la Haute et Basse-Auvergne. A la mort de Nolin, Crépy achète les cuivres de celui-ci et réédite ses cartes murales à plusieurs reprises, en 1755, 1775 et 1784.

Delisle, Guillaume (1675-1726)

Portrait de Guillaume DelisleIl est né à Paris et devient géographe ordinaire du roi Louis XV. Il est élève de Cassini et membre de l'Académie des Sciences en 1702. Il utilise les résultats des travaux de ses prédécesseurs pour établir ses cartes, par exemple sa carte d'Europe en 1725 qui donne une première image exacte du continent. Après sa mort, ses cartes sont publiées dans un Atlas géographique en 1729.

Desmarest Nicolas (1725-1815)

Il est né à Soulaines en Champagne, fait ses études à Troyes puis enseigne les mathématiques et la physique. Il travaille pour le gouvernement à l'amélioration des manufactures de draps. Il fait des recherches sur la fabrication du fromage qu'il détaille dans L'Encyclopédie méthodique sur le chapitre consacré à ce sujet « L'Art de fabriquer le fromage ». Il voyage en Hollande où il s'intéresse à la fabrication du papier, savoir-faire détenu par les Hollandais qu'il étudie à travers la publication de Mémoires et un traité dans L' Encyclopédie Méthodique. Il s'intéresse également à la minéralogie à travers l'étude de l'Auvergne qu'il parcourt. Il confirme les analyses de son prédécesseur Guettard qui émettait l'hypothèse que l'Auvergne avait subie des catastrophes : il découvre plus de 60 cratères en Auvergne et prouve que le basalte est une véritable lave. Il est l'auteur d'une carte sur les volcans d'Auvergne où l'on trouve des analyses des roches. Membre de l'Académie des Sciences en 1771, il est nommé en 1778 inspecteur général des manufactures. Il est professeur d'Histoire naturelle à l'Ecole centrale après la Révolution. Il est mort à Paris à l'âge de 90 ans. Parmi ses publications figurent notamment le Dictionnaire de Géographie physique dans L'Encyclopédie méthodique, (1798-1828) et un grand nombre de mémoires sur la géologie, la physique, la papeterie et la volcanologie, dont Sur l'origine et la nature du basalte, Sur la constitution physique de la colline de Monmartre.

Desnos, Louis Charles (1725-1805)

Il est ingénieur-géographe et éditeur. Il s'associe avec Louis Denis en 1760 pour graver des cartes administratives. Il produit de nombreuses cartes, des atlas et fabrique des instruments de cartographie et des globes. Il travaille pour le roi du Danemark, Christian VII en tant qu' « ingénieur géographe pour les globes et les sphères de sa majesté Danoise ».

Dezauche, Jean Claude (1745?-1824)

Editeur et marchand de cartes géographiques ainsi que graveur et ingénieur-géographe, il rachète en juin 1780 le fonds géographique de Guillaume Delisle et de Philippe Buache, son oncle, premiers géographes du Roi et de l'Académie des Sciences, auxquels il succède. Il obtient ensuite le monopole de la vente des cartes produites par le Dépôt de la Marine et chargé à ce titre de "l'entrepôt général des cartes de la Marine". Il est membre de la 2e assemblée électorale de Paris (août 1791-août 1792) et devient géographe du Roi en 1791, à 46 ans. Son fils Jean-André Dezauche est chargé après sa mort de la vente des cartes du Dépôt de la Marine.

Dufour, Auguste-Henri (1798-1865)

Il est ingénieur-géographe et élève de Lapie avec lequel il travaille à des cartes du dépôt de la Marine. Il produit beaucoup de cartes, d'atlas et de plans, publie en 1824 une Analyse géographique de la carte de Palestine. Il publie également L'atlas élémentaire et universel de géographie ancienne et moderne (1828), plusieurs Précis de système planétaire et de cosmographie, L'atlas joint à la France illustrée de Victor Adolphe Malte-Brun »  en (1855) L'atlas Dufour, atlas universel, physique, historique et politique de la France, de ses départements et de ses colonies en 106 cartes (1857).

Dulaure, Jacques-Antoine (1756-1835)

Portait de Jacques-Antoine DulaureHistorien et archéologue né à Clermont-Ferrand, il est député du Puy-de-Dôme et membre de la Convention où il vote la mort de Louis XVI. Il siège au conseil des Cinq-Cents où il s'occupe principalement des travaux sur l'instruction publique. Il publie Esquisses historiques sur les principaux événements de la Révolution française (1823-1825), une Histoire des environs de Paris en 1825 et une Histoire de la révolution de 1830.

Duval, Pierre (1619-1683)

Il publie ses premières cartes en 1646, il s'agit de copies de cartes hollandaises. Il devient géographe du roi et publie un premier atlas en 1654.

Fer, Nicolas de (1646-1720)

Graveur-géographe du Roi, Nicolas de Fer est né en 1646 et commence son apprentissage à l'âge de 12 ans chez un graveur. En 1687, il reprend le commerce de cartes géographiques, continué par sa mère après la mort de son père, Antoine de Fer, marchand d'estampes et de cartes, décédé en 1673. Nicolas de Fer publie de nombreux atlas et se spécialise dans la publication de documents illustrant l'actualité : cartes frontières, cartes des nouvelles conquêtes de Louis XIV, villes fortifiées par Vauban, voyages et découvertes de nouveaux territoires. Il édite un catalogue qui présente ses principales publications, afin de favoriser les commandes. La boutique de Nicolas de Fer a pour enseigne la Sphère Royale, symbole qu’il affiche sur un grand nombre de ses réalisations. Nicolas a eu trois filles. À sa mort le 15 octobre 1720 à Paris, ses gendres, Guillaume Danet et Jacques-François Besnard, graveurs également, continueront chacun pour leur compte l'activité de Nicolas de Fer. Les cuivres sont alors répartis entre les deux gendres. Nicolas de Fer exécute plus de 600 cartes ou plans dont la France politique, administrative, ecclésiastique, hydrographique, orographique, ainsi que divers pays limitrophes. Sa principale œuvre, l'Atlas Curieux où le Monde représenté dans les cartes générales et particulières du Ciel et de la Terre est datée de 1700. Dans l’édition de 1705, la plupart des cartes ont été réactualisées et la date corrigée. C’est lui qui indexe pour la première fois une carte : la carte de la Martinique datée de 1704, présente en bas à droite une table indexée de 1 à 63. Ce procédé permet à une petite carte de livrer un grand nombre d'informations. En 1716-1717, Nicolas de Fer réunit l'ensemble de ses œuvres dans un ouvrage en deux parties, la première, datée de 1705, se nomme l'Atlas curieux, de nouvelles tables datées de 1716 ou 1717 sont réalisées. Dans l'Atlas curieux, N. de Fer publie plusieurs cartes des Amériques et des Antilles dont "Les Isles de l'Amérique", connues sous le nom d'Antilles, L'Isle St Domingue ou Espagnole, L'Isle de la Jamaïque, L'Isle de la Martinique.

Frémin, Antoine-Remy (17..-18..)

Géographe et éditeur, élève de Jean Baptiste Poirson. Il travaille au Dépôt Général de la guerre.

Fuzier, François

Peintre clermontois, il appartient à une famille d'artistes, dont les membres se succéderont à Clermont pendant un siècle, entre 1526 et 1654. C'est lui qui en 1564 peint avec Pierre Despigoux les écussons armoriés des portes où doit passer à son entrée le duc de Nemours. Dix ans plus tard, F. Fuzier dessine  le plan de Clermont, comme l'atteste la délibération du Conseil du 22 aôut 1574 «  Touchant ce qui a été exposé que Me Franoys Fuzier, painctre de la présant ville, auroit faict entendre ausd ; sts eschevins que la dicte ville fust mise au nombre […] ; Des principales et capitales du royaume, en la nouvelles description qui se traduict de présent et […] envoyer le pourtraict d'icelle à Paris, pour le faire tailler et apprès incérer dans la Cosmographie, chose qui pourroit grandement servir à lad ville qui ne costeroit pas beaucoup. » Jean Durand, libraire et imprimeur à Clermont est chargé d'exécuter la décision du Conseil et sert d'agent de liaison entre les échevins, le peintre Fuzier et Belleforest. Ce plan, en forme de trèfle ou de cœur sera édité en 1575 dans la Cosmographie Universelle de tout le Monde... auteur en partie Munster Sébastien, mais beaucoup plus augmentée par François de Belleforest, comingeois  (éditée à Paris, chez Nicolas Chesneau, 1575, 2 vol. in-folio). Il est à noter que ni le nom de F. Fuzier, ni celui du graveur ne sont mentionnés, alors qu'il paraît bien dans la délibération du 22 aôut 1574. Il s'occupe, en 1579, de préparer les fêtes de réception du comte de Randan qui vient remplacer St-Herem au gouvernement de la province. Comme cartographe, son éducation technique est assez poussée puisqu'on lui confie encore un autre travail : «  sur la requeste présentée par F Fuzier, painctre, […] à la date du 4 mai 1590 […] paié de la somme de 6 escus […] pour avoir faict un plan des lieux et passages [..] à Yssoire ». Cette carte est destinée à faciliter les manœuvres de l'armée royale qui opérait contre Randan, chef de la ligue en Auvergne.

Hondius, Jodocus (1563-1612)

Portait d'Hondius JodocusArtiste flamand, graveur et cartographe célèbre pour ses cartes du Nouveau monde et de l'Europe ainsi que pour avoir rétabli l'intérêt des travaux de Mercator. Il illustre le travail de Francis Drake qui a effectué une circumnavigation de 1577 à 1580. Hondius crée une carte de la Nouvelle Albion (côte ouest de l'Amérique du Nord) fondée sur les observations de Drake. Il republie « l'Atlas » de Mercator en y ajoutant 26 nouvelles cartes dont quelques unes ont été élaborées par Hondius. Cette nouvelle édition du travail de Mercator connaît un grand succès. Ses travaux seront poursuivi par ses fils Jodocus II et Henricus.

 

Jode, Gerard de (1509-1591)

Portrait de Gerard de JodeC'est un cartographe, graveur et éditeur qui a vécu et travaillé à Anvers au XVIe siècle. Il a souvent imprimé les oeuvres d'autres cartographes. Son oeuvre la plus remarquable, Speculum Orbis Terrarum, est un atlas en deux volumes publié en 1578, censé concurrencer, sans y parvenir le Terrarum Theatrum Orbis d'Ortelius, publié huit ans plus tôt en 1570. Gerard de Jode fait des plans pour une autre édition élargie, mais sa mort en 1591 ne lui permet pas d'achever le travail. Son fils Cornelis de Jode reprend et publie le Speculum Orbis Terrae en 1593. Très peu d'exemplaires de ces atlas ont été conservés.

Lecoq, Henri (1802-1871)

Sculpture du buste d'henri LecoqIl est né en 1802 à Avesnes-sur-Helpe dans le Nord. Il fait ses études en pharmacie à Paris et se spécialise dans la botanique, puis découvre la géologie et la minéralogie. Il devient interne en pharmacie à l'hôpital de la Salpêtrière. Il obtient en 1827 le poste de directeur du jardin botanique et du cabinet d'Histoire naturelle de Clermont-Ferrand. Il ouvre une officine en 1830 à Clermont-Ferrand dont il confiera rapidement la gestion à Jean-Baptiste Bargoin. Il crée un laboratoire dans sa pharmacie où il fabrique de nombreux produits et il s'engage politiquement à faire évoluer la profession de pharmacien. Il étudie les richesses minéralogiques, géologiques et botaniques de l'Auvergne. Il est également professeur d'Histoire naturelle de la ville de Clermont-Ferrand (1826-1854) puis de l'Université, ainsi que professeur à l'école préparatoire de médecine et de pharmacie. Il a produit beaucoup d'oeuvres sur la botanique, la géographie, la géologie, les eaux minérales..., dont Description pittoresque de l'Auvergne, Etudes sur les diverses eaux minérales d'Auvergne, Eléments de Géographie physique et de  météorologie.

Mercator, Gerard (1512-1594)

Portrait de Gerard MercatorGéographe né à Rupelmonde, il fait partie de la maison de Charles-Quint et obtient le titre de cosmographe du duc de Juliers. Il participe à l'évolution de la cartographie qui se déroule alors aux Pays-Bas avec la création des atlas. En effet, il est à l'origine de l'idée d'un assemblage critique des recueils de cartes mais il ne verra pas la publication de son atlas de son vivant. Il travaille à l’élaboration d’une projection de la Terre qui le conduit à publier en 1569 les 18 feuilles de "la projection de Mercator", ce qui fournit enfin aux navigateurs une réelle description des contours des terres. Il publie en 1585 Atlas sive Cosmographicae Meditationes de Fabrica Mundi, présentant 51 cartes de France, d'Allemagne et de Flandre et Fabricati Figura en 1589, comprenant 23 cartes d'Italie, de la Grèce et de la Slovénie. Son fils Rumold termine en 1595 l'oeuvre de son père, qui comprend 107 cartes avec des cartes d'Europe, d'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique.

Merian, Matthäus (1593-1650)

Portrait de Merian MatthausMatthäus Merian est né le 22 septembre 1593 à Bâle ; il est le fils de Walther Merian. Après ses études au lycée, il apprend le dessin, la gravure sur cuivre et la gravure à l’eau-forte à Zurich auprès du graveur sur cuivre Friedrich Meyer. De 1610 à 1615, il étudie et travaille à Strasbourg (chez Dietrich Brentel), à Nancy et à Paris (chez Jacques Callot). En 1615, il réalise à Bâle son grand plan de la ville de Bâle.
Après des séjours à Augsbourg et Stuttgart (Allemagne) ainsi qu’aux Pays-Bas, Merian s’installe à Francfort-sur-le-Main et à Oppenheim (Allemagne), où il travaille pour l’éditeur et graveur sur cuivre Johann Theodor de Bry. De Bry possède un atelier de gravure à Oppenheim et une maison d’édition à Francfort où il prépare alors de grands ouvrages de voyages en Extrême-Orient. En 1617, il épouse la fille de son employeur, Maria Magdalena de Bry, s’installe en 1616 à Bâle où il acquiert le droit de corporation qui lui permet de devenir indépendant. Après la mort de son beau-père en 1623, il reprend la direction de sa maison d’édition à Francfort. Il acquiert le droit de citoyen de Francfort en 1626 et peut dès lors travailler comme éditeur indépendant. En 1627, il accepte comme apprenti Wenceslas Hollar, qui va également devenir un célèbre graveur. Après le décès de son épouse en 1645, Merian épouse Johanna Sibylla Heim en 1646. Sa première épouse lui donne deux filles et trois fils dont Matthäus Merian le Jeune et Caspar Merian qui travaillent tous les deux dans son atelier. Son deuxième mariage lui apporte une fille, Anna Maria Sibylla Merian, qui devient peintre de fleurs et d’insectes. Matthäus Merian meurt le 19 juin 1650 à Bad Schwalbach près de Wiesbaden. Il repose au Peterskirchhof près de Francfort.

 

Merula, Paul (1558-1607)

Il est né le 19 aout 1558 à Dordrecht, étudie dans divers pays européens (Italie, France, Allemagne, Angleterre) puis devient avocat en Hollande. Il est ensuite nommé à la chaire d'histoire de l'université de Leyde puis travaille comme bibliothécaire. Il meurt à l'âge de 40 ans en 1607. Parmi ses publications figurent notamment une Cosmographie, Cosmographia generalis libri tres ; item geographia particularis libri quauor (1605).

 

 

Nolin, Jean-Baptiste (1657-1708)

Il devient en 1680 marchand et graveur ordinaire du roi, puis géographe. Il travaille avec Vincinzo Coronelli qui a fabriqué les grands Globes de Louis XIV. En 1694, il devient géographe du duc d'Orléans. Il fait des plagiats comme le témoigne le procès qu'il a eu avec Guillaume Delisle.

 

Ortelius, Abraham (1527-1598)

Portrait d'Abraham OrtéliusGéographe, né à Anvers. Il publie le 1er atlas connu sous le nom de Theatrum orbis terrarum en 1570, qui comprend 70 cartes détaillés des pays d'Europe, d'Afrique, d'Amérique et d'Asie, 4 cartes des continents et une grande carte du monde. Cet atlas connaît beaucoup de succès. Il publie aussi le Theatri orbis terrarum parergon, sive Veteris geographiae tabulae en 1595. Il crée le premier dictionnaire géographique en 1578, Synonymia geographica. Il devient le géographe de Phillipe II, roi d'Espagne.

Pissis, Pierre Joseph Aimé (1812-1889)

Il est né le 17 mai 1812 à Brioude en Haute-Loire. Il étudie à l'école polytechnique, l'école des Mines et au musée national d'histoire naturelle où il se spécialise en géologie. Il publie un rapport sur les volcans d'Auvergne dans les Annales de la Société géologique de Paris. Il devient membre de l'Académie des Sciences. Il part pour le Brésil, la Bolivie puis travaille pour le gouvernement chilien où il topographie ce pays entre 1848 et 1868. Il publie des cartes du Chili et de ses provinces avoisinantes ainsi que des études sur la géologie et la volcanologie du Chili. Il est l'auteur de La Géographie du Chili publié par l'Institut Géographique de Paris en 1875. En 1876, il publie ses travaux les plus importants sur la géographie physique de la république du Chili. Un sommet argentin proche de la frontière chilienne et un volcan portent son nom « le Monte Pissis » en son honneur.

Poirson, Jean-Baptiste (1760-1831)

Il est né à Vrécourt dans les Vosges. Il étudie les mathématiques, la géographie et devient ingénieur. Il est l'élève puis le collaborateur de Mentelle. Il crée notamment : la Carte nouvelle, politique, physique, hydrographique et itinéraire de la partie la plus intéressante de l’Europe dans son état actuel, Paris, le Nouvel atlas portatif de toutes les parties du monde connu, particulièrement à l’usage des navigateurs, avec un dictionnaire des termes de marine, un Atlas des 83 départements de  France, ou Petits médaillons enluminés, etc. et un Atlas de géographie universelle pour le précis de Malte-Brun, 1812 et années suivantes.

Ptolémée, Claude (90-168)

Portait de Ptolémée ClaudeAstronome et géographe grec né au IIe siècle ap. JC, il vit en Egypte. Il compose vers 160 une grande carte du monde à partir de l'analyse des récits de voyages anciens et nouveaux (et des travaux des autres géographes) qui influencera la cartographie. Son œuvre principale est Géographie, imprimée dès 1475, qui peut être considérée comme un guide pour la construction de la carte du monde. Elle se compose de huit livres où l'on trouve des informations sur la construction des réseaux cartographiques de coordonnées, le mode d'emploi des tableaux de méridiens et de parallèles pour la localisation des différents lieux ou éléments. On trouve des cartes du monde (Europe, Afrique, Asie) dans le huitième livre. Mais on ignore si Ptolémée est l'auteur de l'intégralité de cette œuvre, ou si les autres livres auraient été composés par un savant de Byzance. Les manuscrits les plus anciens datent du XIe et Xe siècles. L'oeuvre de Ptolémée est un progrès pour l'époque mais des erreurs subsistent, par exemple en ce qui concerne la longueur des degrés équatoriaux qui donne une circonférence de l'équateur de 32 000 km. Il fait également des erreurs dans la représentation de l'Asie, qui se terminant au Gange, l'Océan indien représenté comme une mer intérieure, l'Afrique relié avec les pays d'Orient, erreurs qui auront des conséquences dans la cartographie.

Reilly, Franz Johann Joseph von (1766-1820)

Il est fils de l'intendant John Reilly. Il travaille d'abord dans la fonction publique puis se consacre exclusivement à la géographie. De 1789 à 1806, il réalise L'Atlas des 5 parties du monde, mais où seule l'Europe est traitée, en 830 feuilles. Il publie également un atlas scolaire (1771-1792) et une géographie générale en trois volumes (1792-1793). Entre 1794 et 1796, il publie les premiers altlas du monde autrichien.

Robert de Vaugondy, Gilles (1680-1766)

Géographe français, petit-fils de Nicolas Sanson, il est nommé géographe du roi. Il est père du géographe Didier Robert de Vaugondy (1723-1786) avec lequel il compose un atlas universel en 1757.

Sanson, Nicolas (1600-1667)

Portrait de Nicolas SansonGéographe, né à Abbeville, il dessine une carte des Gaules à l'âge de 18 ans. Il enseigne la géographie au roi Louis XIII, puis est nommé par ce dernier ingénieur militaire pour la Picardie et ensuite, géographe ordinaire du roi et conseiller d'Etat. Il travaille au début sous l'influence de l'école cartographique hollandaise puis s'en écarte et pose les bases de l'école cartographique française qui fera évoluer la cartographie au cours des XVIIe et du XVIIIe siècles : il publie des atlas plus sobres et mieux dessinés que ceux des Pays-Bas. Il développe des méthodes comme la projection perspective et le mesurage planimétrique, mais qui ne restent pas assez précises. Il publie La Grèce Antique en 1636, L'Empire Romain en 1637, Les Princes souverains de l'Italie en 1641, La France en 1644, L'Angleterre, L'Espagne, L'Italie et L'Allemagne en 1644. Chacun de ses ouvrages est accompagné des cartes qui sont supérieures à celles d'Ortélius et de Mercator, mais elles contiennent des erreurs dans les dimensions. Ses fils Adrien et Guillaume continueront ses travaux.

Sauty, Auguste (18..-18..?)

Professeur de dessin à Clermont, Auguste Sauty va dessiner une série de plans géométriques de la ville de 1832 à 1858. Destiné au public, son premier plan sera édité en 1832 chez le plus important lithographe clermontois, Thibaud-Landriot. Il dresse un deuxième plan en 1834, avec l'extension de la ville à l'Est. Son troisième plan, dressé en 1850, présente des modifications importantes : percement de la rue Blatin en 1848. Deux ans plus tard, il réalise un quatrième plan. Celui de 1858 sera marquant : la gare de Clermont apparaît et des projets de deux grandes voies nouvelles (rue impériale et avenue de l'impératrice). Le dernier plan de cette série sera édité en 1863 chez le lithographe Paris-Beaulieu : il laisse apparaître des modifications importantes (nouvelle caserne de cavalerie, construction de la place de Jaude). Auguste Sauty a dressé également des cartes topographiques de la vallée de Mont-Dore-les-Bains (1838).

Simeoni, Gabriel (1509-1575?)

Portrait de Gabriel SimeoniGabriel Simeoni est un érudit florentin de la Renaissance. Enfant surdoué, il obtient très jeune un emploi auprès de l'ambassadeur et part avec lui en mission en 1529 auprès du roi François Ier. Après l'échec de cette mission et la mort de l'ambassadeur, Gabriel Simeoni s'intalle à Paris et fréquente l'Université et la Cour où il se lie d'amitié avec Guillaume Duprat qui vient d'être nommé évêque de Clermont.
Humaniste, passionné par les antiquités, grand admirateur de César, poète, astrologue, parfois même ingénieur ou militaire, Siméoni va passer sa vie, cherchant fortune, à voyager en France, en Angleterre, en Italie. Durant ses nombreux séjours à Clermont et à Beauregard, auprès de son ami Guillaume Duprat, il écrit un traité de morale, de philosophie, de divination, mais aussi d'archéologie et d'histoire, remarquable surtout par une dissertation sur le site de la bataille de Gergovie. C'est de cet ouvrage, le "Dialogo Pio et speculativo" , publié par Rouillé à Lyon en 1560, et de sa traduction en français par Antoine Chappuys sous le titre "Description de la Limagne en forme de Dialogue", publié en 1561, que sont tirées les premières cartes imprimées d'Auvergne.
Après la mort en 1560 de Guillaume Duprat, Simeoni retourne à Lyon. La fin de sa vie est mal connue, et, selon les sources, sa mort est datée en 1575 à Turin, en 1576 à Florence... Jean Savaron, dans les Origines de Clermont (1) mentionne qu'il serait mort aux alentours de 1570 dans cette cité et aurait été enterré au couvent des Cordeliers.
Si la date et le lieu de sa mort font débat, ce qui semble en revanche avéré, c'est que Siméoni s'était fait un groupe d'amis en Auvergne. Il y aurait aimé une femme nommé Madeleine Laboreux, il est donc possible qu'il passa la fin de sa vie, du moins en partie, discrètement auprès d'eux.
(1) Cité par Toussaint Renucci dans sa thèse consacrée à Simeoni.

Tavernier, Gabriel II (1520?-1619)

Graveur, topographe, architecte, graveur sur cuivre dans l’atelier de Plantin à Anvers, éditeur d’Ortelius. Il est le graveur de toutes les cartes du Théâtre francois où sont comprises les chartes générales et particulières de la France, comme en temoigne un contrat passé entre lui et Maurice bouguereau. Son fils Melchior Tavernier est également un graveur célèbre et prétend que son père et lui ont introduit la gravure en taille douce à Paris.

 

 

Les imprimeurs-libraires et éditeurs de cartes


Blaeu, Willem Jansz (1571-1638)

Portrait de Blaeu Willem JanszIl est né à Alkmaar aux Pays- Bas et devient cartographe. Il ouvre à Amsterdam sa boutique où il édite d'abord des globes, puis des cartes au format d'atlas. Son premier atlas sera publié en 1630 ; il fait ensuite paraître Appendix Theatri A. Ortelii et Atlantis G. Mercatoris, qui est l'appendice des soixante cartes des atlas d'Ortélius et de Mercator.  En 1635, il publie le Novus Atlas. Son grand rival est Janssonius et les deux ateliers de production de cartes sont en rivalité pendant la première moitié du XVIIe siècle. Il ne parviendra pas à publier son atlas complet et ce sont ses fils Cornelis et Joan qui publieront sa cosmographie Le Grand Atlas ou Cosmographie Blaviana composés de 12 volumes.

Jaillot, Alexis-Hubert (1632-1712)

Sculpteur puis cartographe, il recopie les cartes de Sanson. Il devient l'un des éditeurs français de cartes le plus important. Il publie plusieurs atlas, dont Le Neptune François ou Atlas Nouveau des cartes Marines, destinés aux navigateurs. Il enrichit ses cartes de détails et de compléments décoratifs.

Janssonius, Johannes (1588-1664) (ou Jan Janssonius)

Imprimeur ordinaire de Sa Majesté de Suède et marchand de cartes, il est originaire d'Arnhem. Au XVIe siècle, plusieurs ateliers d'édition de cartes existent à Amsterdam, et celui de Jansonnius rivalise avec celui de Blaeu. Il travaille avec le gendre de Jodocus Hondius avec lequel il édite de nombreux atlas. Il publie un atlas constitués de 11 volumes en 1662. Mort en 1664, des éditions paraissent encore sous son nom en 1665.

 

 

Les « institutions » de production de cartes géographiques


Académie des Sciences

Colbert crée l'Académie des Sciences en 1666 ; il s'agit du premier organisme officiel de production de cartes géographiques. L'Académie crée une carte publiée en 1678 sous le nom de Carte particulière des environs de Paris, carte basée pour la première fois sur une triangulation rattachée à une chaîne située et orientée d'après les observations astronomiques. Les déterminations astronomiques sont réalisées par l'abbé Picard et par Jean-Dominique Cassini (1625-1712), astronome italien réputé, ainsi que par La Hire, un astronome. Ces travaux donnent naissance à une carte générale de France publiée en 1693 sous le titre de Carte de France corrigée par ordre du roy sur les observations de Messieurs de l'Académie des Sciences. L'Académie des Sciences effectue des progrès notamment en ce qui concerne la géodésie (mesure de la longueur d'arcs de méridiens afin de déterminer la forme et les dimensions de la Terre). Par ailleurs, la mesure de la méridienne est conduite par Jean-Dominique Cassini et son fils Jacques (1677-1756). Ces travaux opposeront les partisans de Newton à ceux de la vieille Académie.

Club Alpin Français

Créé en 1874 et reconnu d'utilité publique en 1882, le Club Alpin Français devient en 1996 la "Fédération des Clubs alpins français". En 2005, il devient une fédération sportive et prend le titre de "Fédération Française des clubs alpins et de montagne" (FFCAM), nommée couramment Club Alpin Français. Il a pour but de promouvoir la montagne à travers des activités, la gestion, la préservation et la valorisation de ce milieu.

Du Dépôt de la guerre à l'Institut Géographique National

Faute de levés civils que l'Académie tarde à effectuer, les ingénieurs-géographes militaires font des travaux de relevés topographiques pour établir les fortifications de l'armée et pour servir les campagnes militaires. En 1688, le Dépôt de la guerre est crée par Louvois, secrétaire d'Etat à la guerre de Louis XIV, afin de centraliser les travaux topographiques réalisés par les ingénieurs de l'armée. Il existera une rivalité entre les ingénieurs de l'armée et ceux de l'Académie car l'armée tient secrète ses cartes tandis que les cartes de Cassini sont vendus au public. La carte topographique est née grâce au travail du Dépôt de la guerre en 1802, qui publiera les cartes dites de « l'Etat Major » : cette carte représente les formes du terrain, où des signes conventionnels, des unités de projection sont indiqués (projection horizontale, écritures, échelles...). En 1887, le Service géographique de l'armée, composé de militaires et de civils, succédera au travail du Dépôt de la guerre.

L'Institut Géographique National (IGN) est créé en 1940 à  la place du Service géographique de l'armée, pour éviter que les avions, les cartes et le matériel de levé sur le terrain ne soient détenus par l'ennemi. En 1941, l'IGN fonde l'Ecole nationale des Sciences géographique, qui forme les ingénieurs et techniciens. Pendant la Deuxième guerre mondiale, l'IGN ralentit ses productions et en 1945 le Service géographique militaire est créé pour assurer la liaison avec les armées et les services géographiques alliés. En 1946, l'IGN est rattaché au Ministère des Travaux publics et met en place la section « Service géographique de l'Etat-major de l'Armée » dont la mission est de servir les besoins militaires. L'IGN élargit la production des cartes en France et dans le monde où des services cartographiques sont créés dans chaque pays devenu indépendant. En 1967, l'IGN devient un établissement public à caractère administratif sous la tutelle du Ministère des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer. Dans les années 1970, l'IGN forme avec le CNES le « Groupe de recherches de géodésie spatiale », qui effectue le lancement du satellite SPOT-1 le 22 février 1986. Il procède par la suite au lancement de son programme de bases de données topographiques numérisées qui couvre toute la France. En 2006, l'IGN ouvre son service « Géoportail » qui permet la visualisation cartographique de la France sur internet. En 2012, l'IGN fusionne avec l'inventaire forestier national et devient l'Institut national de l'information géographique et forestière. Il intervient dans des secteurs aussi variés que la géodésie, le nivellement, les photographies aériennes, la cartographie et les bases de données géographiques.

Manufacture des pneumatiques Michelin

Michelin est un fabricant de pneus français situé à Clermont-Ferrand. L'entreprise édite des cartes, notamment des cartes routières, dont la première apparaît à l'occasion de la course automobile Gordon Bennett en 1905. L'entreprise commercialise ensuite ses cartes de Clermont-Ferrand, notamment à l'échelle 1:200 000, et une carte de France en couleur et en 4 feuilles à l'échelle 1:100 000. De 1910 à 1924, un petit format est mis en vente. A partir de 1924, un nouveau format apparaît (115 x 250 mm). La couverture colorée en jaune et bleu va perdurer avec différentes variantes jusqu'en 2001, date à laquelle l'échelle du 1 : 200 000 est abandonnée. La forme de ces cartes représente une innovation car elles se présentent sous l'aspect d'un accordéon. A partir de l'année 2000, il est possible de consulter les cartes de Michelin en ligne avec le site internet ViaMichelin.

Ponts et Chaussées

En 1669, Colbert crée un corps de commissaires des Ponts et Chaussées, et fait construire plusieurs ponts et digues, notamment pour contrer les crues de la Loire. Il augmente considérablement le budget des Ponts et chaussées. En 1716, le corps des ingénieurs des Ponts et chaussées est fondé pour la création d'un véritable réseau routier national en France. Les ingénieurs sont alors recrutés  au sein de l'Ecole des Ponts et chaussées fondée en 1747. Au XVIIIe siècle, les Ponts et chaussées exécutent les travaux publics et élargissent leur travaux à la construction des canaux, aux travaux portuaires, à la régularisation des rivières. Au XIXe siècle, l'industrialisation révolutionne les modes de transport comme les routes, les ouvrages hydrauliques et les chemins de fer. L'école nationale des ponts et chaussées fait alors partie de l'école polytechnique. Au XXe siècle, le corps prend en charge l'urbanisme au travers du Ministère des Travaux publics, puis en 1996 au travers du Ministère de l'Equipement. En 2002, le corps des Ponts et chaussées a absorbé les corps des ingénieurs de l'aviation civile, des ingénieurs de la géographie et des ingénieurs de la météorologie. En 2009, il a été fusionné avec le corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts pour donner naissance au corps des ingénieurs des Ponts, des eaux et des forêts.