Ar-Men : l'enfer des enfers

Auteur : Emmanuel Lepage
Editeur : Futuropolis Paris
Publié : 2017
Type de document : 10-Livres
Cote : bd lep
Résumé : Mêlant fiction, documentaire et légendes, l'auteur retrace l'histoire d'Ar-Men, le phare breton le plus exposé aux furies de la mer et le plus difficile d'accès. Avec un documentaire sur les phares. BdGest'Art 2018 (catégorie couverture).

 

Après de nombreux naufrages au large de l'île de Sein entre 1703 et 1866, les bateaux s'abattant contre des récifs invisibles, des pièges tendus par la mer, les équipages buvant la dernière tasse de leur existence, la décision est prise de construire un phare au milieu de nulle part, juste au-devant des montagnes englouties, des morceaux de rocs immergés, pour prévenir les marins, tout à l'ouest, loin des terres. La construction durera 15 ans (de 1866 à 1881), durant lesquels auront eu lieu 295 accostages pour des travaux ne représentant parfois que quelques minutes de travail effectif, 1421 heures de boulot acharné au total (moins de 8 heures par mois ! Des conditions difficiles rendant l’accès presque impossible), un mort à déplorer. On tentera de minimiser une épidémie de choléra en cours sur l’île de Sein. Ar-Men va être habité pendant plus de 100 ans, avant d'être automatisé en 1990. C'est sur les murs mêmes de la tour que se révélera une partie de ses secrets, récits patiemment rédigés par divers gardiens de phares ayant vécu l'enfer et dont les messages furent redécouverts alors que l'on faisait de menus travaux et que les truelles besognaient allègrement sur les crépis. La BD va en outre s'articuler autour de légendes bretonnes. C'est là que l'on remarque le style original du dessin : sautant de siècle en siècle il se dilue pour bien nous faire saisir une atmosphère qui colle parfaitement à la période qu'il décrit.

En bonus un DVD, rien que pour le plaisir, en l'occurrence un documentaire de 52 minutes réalisé par Herlé JOUON sur les phares de Bretagne et en particulier cet Ar-Men, le film avait été initialement tourné pour l'émission maritime « Thalassa ». C'est visuellement exceptionnel, BD comme reportage.

Laurent, bassin sud-ouest

Après de nombreux naufrages au large de l'île de Sein entre 1703 et 1866, les bateaux s'abattant contre des récifs invisibles, des pièges tendus par la mer, les équipages buvant la dernière tasse de leur existence, la décision est prise de construire un phare au milieu de nulle part, juste au-devant des montagnes englouties, des morceaux de rocs immergés, pour prévenir les marins, tout à l'ouest, loin des terres. La construction durera 15 ans (de 1866 à 1881), durant lesquels auront eu lieu 295 accostages pour des travaux ne représentant parfois que quelques minutes de travail effectif, 1421 heures de boulot acharné au total (moins de 8 heures par mois ! Des conditions difficiles rendant l’accès presque impossible), un mort à déplorer. On tentera de minimiser une épidémie de choléra en cours sur l’île de Sein. Ar-Men va être habité pendant plus de 100 ans, avant d'être automatisé en 1990. C'est sur les murs mêmes de la tour que se révélera une partie de ses secrets, récits patiemment rédigés par divers gardiens de phares ayant vécu l'enfer et dont les messages furent redécouverts alors que l'on faisait de menus travaux et que les truelles besognaient allègrement sur les crépis. La BD va en outre s'articuler autour de légendes bretonnes. C'est là que l'on remarque le style original du dessin : sautant de siècle en siècle il se dilue pour bien nous faire saisir une atmosphère qui colle parfaitement à la période qu'il décrit.

En bonus un DVD, rien que pour le plaisir, en l'occurrence un documentaire de 52 minutes réalisé par Herlé JOUON sur les phares de Bretagne et en particulier cet Ar-Men, le film avait été initialement tourné pour l'émission maritime « Thalassa ». C'est visuellement exceptionnel, BD comme reportage.