Ninotchka

Une soviet au royaume des mangeurs de grenouilles

Elle a des airs de terminatrice, pure produit de la bureaucratie soviétique élevée au lait de chèvre et à grand coups de Kapital (de Karl Marx) sur l'occiput ; lui est un vil hédoniste, né avec une cuillère en argent dans le bec et fusillant tout esprit de sérieux au bouchon de champagne – et pop, mdr ! La matriochka rouge révolution d'un coté, le col blanc cueillant les conquêtes d'un soir comme le jour de l'autre : ils étaient fait pour se rencontrer. Et pourquoi pas, quitte à faire valser les clichés d'opérette, dans un Paris de carte postale ?

C'est la lubitsch's touch, dit-on : cette infiltration d'une certaine ironie européenne, véritable agent double, dans la prude machine hollywoodienne des années 30. La recette ? Brouiller les identités et glisser du sous-entendu sexuel au quatre coins du cadre. Et puis, surtout, sourire de tout : d'un trio d'agent communistes se laissant séduire par Mammon le grand BlingBling, d'un « Heil Hitler ! » anticipant le Pacte germano-soviétique, d'un sang bleu en pleine déconfiture, des jeux d'argent et de séduction, ou encore de toutes ces portes qui s'ouvrent et se referment comme on jouerait à « pas-vu-pas-pris » avec les censures de tout poil. Billy Wilder, ici scénariste en apprentissage, s'en souviendra...

Le tout au service d'une délicieuse « comédie de remariage » des humanités à l'ombres les drapeaux au garde à vous. Véritable classique dont l'exploit, et non des moindres, aura consisté à fendre le masque de la vamp Greta Garbo. Ou comment pécher une étoile en la faisant littéralement éclater de rire ! Et comme un prélude au non moins délicieux To be or not to be...

 

Conseillé par Mathieu

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Elle a des airs de terminatrice, pure produit de la bureaucratie soviétique élevée au lait de chèvre et à grand coups de Kapital (de Karl Marx) sur l’occiput ; lui est un vil hédoniste, né avec une cuillère en argent dans le bec et fusillant tout esprit de sérieux au bouchon de champagne – et pop, mdr ! La matriochka rouge révolution d’un coté, le col blanc cueillant les conquêtes d’un soir comme le jour de l’autre : ils étaient fait pour se rencontrer. Et pourquoi pas, quitte à faire valser les clichés d’opérette, dans un Paris de carte postale ?

 

C’est la lubitsch’s touch, dit-on : cette infiltration d’une certaine ironie européenne, véritable agent double, dans la prude machine hollywoodienne des années 30. La recette ? Brouiller les identités et glisser du sous-entendu sexuel au quatre coins du cadre. Et puis, surtout, sourire de tout : d’un trio d’agent communistes se laissant séduire par Mammon le grand BlingBling, d’un « Heil Hitler ! » anticipant le Pacte germano-soviétique, d’un sang bleu en pleine déconfiture, des jeux d’argent et de séduction, ou encore de toutes ces portes qui s’ouvrent et se referment comme on jouerait à « pas-vu-pas-pris » avec les censures de tout poil. Billy Wilder, ici scénariste en apprentissage, s’en souviendra...

 

Le tout au service d’une délicieuse « comédie de remariage » des humanités à l’ombres les drapeaux au garde à vous. Véritable classique dont l’exploit, et non des moindres, aura consisté à fendre le masque de la vamp Greta Garbo. Ou comment pécher une étoile en la faisant littéralement éclater de rire ! Et comme un prélude au non moins délicieux To be or not to be...