Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?

Auteur : Jeanette Winterson
Editeur : Ed. de l'Olivier Paris
Publié : 2012
Type de document : 10-Livres
Cote : r win
Résumé : Récit autobiographique de la quête d'identité de l'auteure, et à travers elle, celle des femmes engagées dans la bataille pour leur liberté. Mères, amantes, amies, écrivains, modèles, adorées ou honnies, J. Winterson leur rend hommage dans ces mémoires d'une jeune fille issue du prolétariat de Manchester.

Ce roman d’autofiction raconte la jeunesse de l’auteur dans les années 1950 / 1960 dans le nord de l’Angleterre. Enfant adoptée, Jeanette est élevée par un couple de catholiques, dont la femme verse dans l’hystérie et la superstition – voire le fétichisme. Les interdits sont nombreux – pas de lecture, pas de soirée au pub, pas de tabac – et les plaisirs inexistants. La misère est omniprésente avec un père ouvrier et une mère femme au foyer.
Malgré les maltraitances endurées, Jeanette survit et connait un relatif épanouissement plein de questionnements, grâce à ses lectures clandestines – à la bibliothèque, elle dévore le rayon littérature anglo-saxonne, de la lettre A à la lettre Z. Le parcours scolaire de Jeanette est plutôt brillant et grâce à l’entremise de quelques professeurs, elle décroche une bourse qui lui permet d’entrer à l’Université d’Oxford. Par la suite, Jeanette Winterson écrit plusieurs ouvrages – entre autre pour la jeunesse – et connait un vif succès outre Manche, grâce à l’adaptation télévisuelle de son récit autobiographique : « Les oranges ne sont pas les seuls fruits. »
Le propos principal de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? » est la quête de l’identité. Sans doute comme tout enfant adopté – et qui se sait adopté – Jeanette décide, à l’âge adulte, de rechercher ses parents biologiques. En plus des barrages administratifs à franchir, se posent les interrogations suivantes : « pourquoi moi ? pourquoi ma mère m’a-t-elle abandonnée ? quelle aurait-été ma vie si j’avais été adoptée par une autre famille ? pourquoi je préfère les femmes ? »
Jeanette Winterson se livre sans fard, et j’avoue qu’il m’est arrivé de la trouver peu sympathique. Ceci-dit, il faut mettre à son crédit un récit vrai et il me tarde de lire « Les oranges ne sont pas les seuls fruits. »

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