Transcription

Auteur : Kate Atkinson
Editeur : Jean-Claude Lattès (Firme) [Paris]
Publié : 2019
Type de document : 10-Livres
Cote : atki t
Résumé : « Allait-elle devenir un agent ? (Une espionne !).Non, apparemment, son rôle consistait à être enchaînée à une machine à écrire." En temps de guerre, on ne peut pas choisir ses armes, Miss Armstrong " ,dit-il.Je ne vois pas pourquoi on ne le pourrait pas, pensa Juliette.Que choisirait-elle ?Un sabre tranchant ? Un arc d'or flamboyant ?Peut-être les flèches du désir. »1940. Juliette Armstrong, une très jeune femme est recrutée par un obscur département des services secrets anglais. Son rôle consiste à transcrire les conversations de drôles de sympathisants anglais au nazisme. Une tâche bien monotone mais qui deviendra terrifiante.À la fin de la guerre, devenue productrice à la BBC, la voilà étrangement confrontée aux fantômes de son passé. Une autre guerre se joue là sur un terrain diffèrent et Juliette est à nouveau exposée. Tout se paie, Juliette commence à se rendre compte que tout acte a ses conséquences.Un nouveau grand roman plein de force et d'empathie par l'un des plus grands écrivains anglais d'aujourd'hui.Traduit de l'anglais par Sophie Aslanides.

Un récit grinçant sur l’espionnage britannique lors de la seconde guerre mondiale, en suivant une héroïne stylée et décalée.

Première page, nous sommes en 1981, Juliette Amstrong vient de se faire renverser par un véhicule... les chapitres nous baladent de 1940 à 1950 en un ordre complexe à saisir. Si vous avez aimé « La Souris bleue », « Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux », un léger décalage d’écriture, de logique narrative peut vous surprendre de la part de cette romancière.

Juliette est recrutée en 1940 par le M15, service d’espionnage oeuvrant à démasquer les sympathisants britanniques pro-nazis, tous relativement ennuyeux voire idiots.

A la fin de la guerre, elle intègre la BBC, établissement ayant recyclé pas mal d’anciens espions à priori. Progressivement, les évènements essentiels nous sont dévoilés, dressant un constat dérisoire sur la vie de ces hommes et femmes vivant de façon grise sous le sceau du secret d’État. Chacun n’est pas innocent, les trahisons, crimes surgissent et entachent leurs souvenirs, ils se pistent, se connaissent, se reconnaissent.

Le suspens cesse dans les 60 dernières pages, on reste perdu par ces chutes posées sans lien véritable….Il demeure cependant quelques phrases acerbes et cocasses de la part de cette auteure douée d’un humour so british.

 Isabelle – Bassin Lecture Sud-Ouest