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Génocide et propagande : l'instrumentalisation politique des massacres

Herman, Edward S., Peterson, David et Chomsky, Noam
Paru en 2012 chez Lux éd. Harmonia mundi France Montréal (Québec) [Arles] dans la collection Futur proche


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L'histoire inhumaine : massacres et génocides des origines à nos jours

Guy Richard
Paru en 1992 chez Impr. Floch dans la collection Histoires Colin

Une équipe d'auteurs de différentes disciplines (histoire, civilisation, spécialistes de l'Asie, Amérique, Europe...) mène l'étude d'un éventail de massacres systématiques perpétués au cours de l'histoire, pour essayer de dégager les idéologies, les méthodes, les objectifs et les prétextes qui ont conduit à ces crimes collectifs.

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Qui a tué à Bentalha ? : chronique d'un massacre annoncé

Yous, Nesroulah, Mellah, Salima et Gèze, François
Paru en 2000 chez Bussière dans la collection Cahiers libres

Le témoignage d'un homme qui a vécu cette nuit de massacre, le 22 septembre 1997, dans le quartier de Bentalha, une banlieue éloignée d'Alger. A travers son récit, il nous fait découvrir une tout autre version du drame que celle autorisée par le régime algérien, à savoir la manipulation directe de la violence islamiste par les services secrets algériens.

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Europeana : une brève histoire du vingtième siècle

Ouredník, Patrik et Canavaggio, Marianne
Paru en 2010 chez Impr. Sagim-Canale

"Il y a au moins 3 façons de lire "Europeana", premier livre traduit de l’écrivain tchèque Patrik Ourednik (né en 1957). La 1ère, ..., consiste à ne lire que les petites phrases placées en marge, sur le bord de la page. Tirées du texte lui-même, vis-à-vis duquel elles jouent le rôle de repères parodiques, elles forment une sorte de faux manuel scientifique à la poésie naïve et loufoque, comme un dictionnaire des lieux communs historiques dont on aurait effacé les définitions. La 2ème, ..., consiste à lire le texte lui-même : ... "Une brève histoire du vingtième siècle" (c’est le sous-titre), ... en 151 pages de petit format, ... L’idée d’Ourednik ... : pour tracer la carte de ce siècle et en déterminer les moments les plus importants, il a simplement laissé venir à lui, en vrac, des centaines de faits historiques de toutes natures, relevant de l’anecdote négligeable pour les uns, de la statistique cruciale pour d’autres. Mêlés et ressassés dans un texte lithanique et hétéroclite, ils formeront des grumeaux dont les plus gros correspondront aux moments clefs du vingtième siècle occidental (et européen en particulier). C’est ainsi que Patrik Ourednik évoque, dans un style descriptif où les "et" se multiplient à l’envie (mettant ainsi sur un pied d’égalité, dans une seule et même phrase, cinq ou dix faits n’ayant à peu près rien à voir les uns avec les autres), l’émancipation de la femme et l’invention de l’escalator, le bug du millénaire et l’attentat de Sarajevo, l’électricité et le soutien-gorge, Buchenwald et le positivisme, la Kolyma et l’éducation des enfants, la Croix Rouge et le messianisme bolchevique. De ce bric-à-brac surréaliste émergent inexorablement une poignée de temps forts qui, par l’effet de la répétition, finissent par prendre leur véritable importance dans le magma indifférencié des faits : ce sont les deux guerres mondiales, les totalitarismes et leurs carnages de masse, les idéologies (scientisme, communisme, fascisme, nazisme, humanisme), pour l’essentiel. Intarissable et strictement objectif à première vue, "Europeana" se présente comme une compression encyclopédique délirante des milliers de livres du rayon "histoire" de la Bibliothèque Nationale ; astucieusement construit et plus subjectif qu’il n’y paraît en seconde lecture, le livre (ni récit, ni roman, ni essai) semble rétablir au final la hiérarchie des faits que son incroyable dispositif a pour objectif de détruire. Les synthèses radicales auxquelles se livre l’auteur pour faire tenir en une phrase l’histoire du vote des femmes, la conception nazie de l’art dégénéré ou les débats sur la discrimination positive, entraînent inévitablement des raccourcis hilarants ; en abordant tout ce qui lui tombe sous la main avec ce même décalage naïf et ironique, Ourednik simplifie l’histoire jusqu’à la rendre dérisoire, se moquant des idées reçues en les accumulant au kilomètres. C’est tout le rapport d’une société à son histoire qu’il interroge finalement dans ce minuscule livre-monstre aux effets dévastateurs, la manière dont elle interprète le passé (ici, en ne l’interprétant jamais), l’importance qu’elle donne aux événements en fonction de sa grille de lecture et de ses priorités imaginaires (ici, en ne donnant d’importance à rien). Au moins trois façons de le lire, disions-nous : la 3ème consiste bien sûr à lire en même temps le texte et ses annotations en marge pour profiter de leurs effets cumulés. Rires garantis, malaise probable, forte impression" (Bernard Quiriny). Précis littéraire d’histoire (in)humaine faisant sauter la dichotomie classique entre deux régimes d’écriture, la littérature et la science historique, "Europeana" a été élu "Livre de l'année 2001" en Tchéquie.

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Katyn

Wajda, Andrzej, Mularczyk, Andrzej, Pasikowski, Wladyslaw, Nowakowski, Przemyslaw, Penderecki, Krzysztof, Chyra, Andrzej, Zmijewski, Artur et Cielecka, Magdalena
Paru en 2010 chez Editions Montparnasse [Paris]

Katyn est l'oeuvre personnelle la plus ambitieuse du cinéaste Andrzej Wajda. Il y raconte l'histoire du massacre qui l'a privé de son père. Après l'invasion de la Pologne au printemps 1940, la police soviétique massacre des milliers de prisonniers de guerre polonais. Les plus grands charniers sont découverts en 1943, dans la forêt de Katyn. Afin de camoufler ce crime de guerre, Staline engage alors une vaste campagne de désinformation. Alors que la guerre suit son cours sur d'autres fronts, dans une Pologne occupée, des milliers de familles cherchent à comprendre ce que sont devenus leurs proches. Pour certains, il faudra attendre plus d'un demi-siècle pour que le mensonge tombe.

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Oradour-sur-Glane : autopsie d'un massacre

Romain Garnier
Paru en 2014 chez Impr. Darantière

Par une démarche résolument critique, l'auteur de cet essai historique cherche à apporter un éclairage objectif sur l'épisode tragique d'Oradour. Le 10 juin 1944, quatre jours après le débarquement en Normandie, une expédition punitive sanglante devait sceller à jamais le sort d'une petite bourgade située à 20 kilomètres de Limoges. La quasi-totalité de ses habitants y périt de façon atroce : les hommes fusillés dans les granges, les femmes et les enfants brûlés vifs dans l'église. C'est un nettoyage, une tchistka comme on dit sur le front russe, où la 2e SS-Panzer Division, surnommé Das Reich, a longtemps séjourné.

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Oran, 5 juillet 1962 : un massacre oublié

Zeller, Guillaume et Labro, Philippe
Paru en 2012 chez Corlet impr.